Nouvelle policière de Zoé "Trop de sang pour une star"
Gabrielle regardait le paysage défiler à travers la vitre de la voiture, quand elle se demanda pour la 50ème fois ce qu'elle faisait ici. La raison pour laquelle elle se trouvait là remontait à la veille au soir. Sa mère, Odile Martin, une actrice célèbre, avait eu la mauvaise idée de proposer à son grand-père, André Martin, ex-détective privé, d'assister au tournage d'un film policier. Et s'il avait accepté, c'était pour la bonne et simple raison que son actrice favorite, Rose Hewitt, jouait le rôle principal. Il avait prié et supplié ses petits enfants de l'accompagner.
Oui, c'est comme ça qu'elle, Gabrielle Martin, collégienne de 14 ans se trouvait à présent sur le siège avant côté passager, dans la vieille voiture de son grand-père. Elle le regarda furtivement, assis sur le siège conducteur, en train de chercher sur la radio, la fréquence des enquêtes policières.
Puis, elle jeta un coup d'oeil sur le siège arrière, où son parfait sosie se balançait au rythme de la musique de son MP3. Oui, un sosie parfait ! Mêmes yeux gris, même cheveux brun aux reflets châtains, même taille à quelque centimètres près. Sauf que son sosie était un garçon !
Elle regarda un moment Grégory Martin, son frère jumeau, avant de sursautée, à cause d'un juron poussé par son grand-père.
« Des déviations ! Il ne manquait plus que ça !
- On va faire demi-tour ? s'écria Gabrielle avec une lueur d'espoir. »
Son Grand-père lui sourit.
« Non. On continue.
- Ça m'embête quand même d'y aller, souffla Gabrielle.
- Je ne comprends pas pourquoi tu ne veux pas venir ! Je suis sur que Rose sera très aimable ! dit son grand-père.
- Ce n'est pas ça ! C'est le fait de me retrouver avec la mère de son mari, en plus de lui ! Grégory et moi on connait Rose depuis que nous sommes petits et ils sont pas terribles !
- Des personnes dignes d'être les personnages des romans de papa. commenta Grégory. »
Le père de Gabrielle et Grégory, écrivait des romans policiers.
« Ils sont si louches que ça ? leur demanda le vieil homme.
- Ils sont pires que louches, s'exclama Gabrielle, son mari est l'homme le plus jaloux de la terre, en plus il voit le mal partout !
- Et sa belle-mère ?
- On dirait une sorcière, dit Grégory, elle est complètement folle ! Je trouve qu'elle ressemble à celle de « Blanche-Neige » !
- Je vois, finit par dire l'ex-détective, et bien de toute façon il est trop tard pour faire demi-tour : nous sommes arrivés !
- Déjà ?! S'exclama Gabrielle.
- Le temps passe plus vite quand on s'amuse ! lui lança son frère en souriant. »
Rose les attendait à l'entrée des studios, accompagnée de son mari.
"Salut Rose ! lui dirent en coeur les jumeaux.
- Bonjour Mlle Hewitt. dit tout simplement le vieil homme.
- Bonjour à tous ! leur répondit la jeune femme. »
Elle avait des yeux verts et des cheveux d'un noir ténébreux. Son mari lui, avait le teint cireux et ses cheveux blonds étaient mal peignés.
"Je crois que vous connaissez tous mon mari, Luc Hamilton.
- Ma mère s'excuse de ne pas avoir pu venir elle ne se sentait pas très bien. expliqua celui-ci.
- Et une de moins ! chuchota Gabrielle.
- Vous n'êtes pas mariés ? Demanda l'ex-détective. Vous ne portez pas le même nom.
- Si, mais « Hewitt » est mon nom de scène.
- Quel est le titre du film ? questionna Grégory.
- « Trop de sang pour une Star ». annonça une voix derrière le jeune couple. »
Ils purent tous voir une jeune femme rousse avançant vers eux.
« Je ne comprends pas pourquoi c'est Rose qui a eu le rôle principal ! Ça aurait du être moi ! »
Gabrielle la regarda partir, perplexe, se demandant qui pouvait bien être cette étrange femme.
Comme s'il avait lu dans ses pensées, son grand-père demanda :
« Qui était-ce ?
- Ma rivale, Marie Gordon. Elle n'a pas supporté que j’ai le premier rôle, celui du meurtrier et elle, celui de la victime.
- C'est étrange que le rôle principal soit celui du meurtrier. dit Gabrielle.
- Oui ! Si ça ne vous dérange pas, je vais aller me changer dans ma loge. Vous pouvez m'accompagner. »
Ils partirent donc tous les cinq en direction de la loge de l'actrice.
Lorsque la jeune femme ouvrit la porte, elle poussa un hurlement et s'évanouit.. Les deux hommes essayant de la réanimer, ce furent les jumeaux qui allèrent voir ce qu'il y avait dans cette loge.
Ils se trouvèrent alors face au cadavre d'une jeune femme blonde, gisant sur le sol, baignant dans son sang, ses habits et ses cheveux en étaient recouverts. Un couteau, probablement l'arme du crime, était posé à côté du corps.
Gabrielle vit son frère s'avancer pour faire ce que tout bon détective doit faire, c'est-à-dire, prendre le pouls de la jeune femme.
« Elle est morte », finit-il par dire.
Quand la police arriva, personne ne s’était encore approché du cadavre. Dans la pièce, l’atmosphère était lourde. Pour le déroulement de l'enquête, on avait demandé
à Marie Gordon de les rejoindre, en plus de Rose et son mari. C’est alors que le commissaire prit la parole :
« Je me présente : Commissaire Bétard. »
Personne ne lui répondit. Ils étaient tous préoccupés par ce qui était arrivé.
« Hum hum, reprit-il, je vais devoir vous demander si quelqu’un connaissait la victime. »
Gabrielle vit Rose et son mari s'avancer vers le corps inerte de la jeune femme.
- Oh mon Dieu ! s'exclama l'actrice.
- Mais c'est l'infirmière de ma mère, dit M.Hamilton, que fait-elle ici ?! J'appelle ma mère et lui demande de venir. »
Pendant que le commissaire s'occupait du cadavre, les jumeaux étaient à l'affût d'indices.
Grégory trouvait étrange que le meurtrier ait laissé l'arme du crime sur place au lieu de l'emmener avec lui ou de la jeter quelque part.
Gabrielle pensait à autre chose. Près de la victime, se trouvait un magnifique bouquet d'anémones. Or, tout le monde sait que ces fleurs fânent vite.
Les deux adolescents se regardèrent. Persuadé d'avoir eu la même idée que sa soeur Grégory dit :
« Allons dire ça à grand-père !
- Oui ! », répondit sa jumelle. »
Ils allèrent donc voir leur grand-père. Celui-ci était en train de faire les cent pas, apparement embêté.
« Grand-père, s'écria Gabrielle, on a trouvé un indice !
- Ça tombe bien, moi aussi ! »
Il fit signe aux jumeaux de s'avancer et les conduisit vers une porte, à l'arrière de la loge.
« Et bien ? demanda Grégory. C'est une porte, et après ?
- Ce n'est pas n'importe quelle porte ! Regarde le verrou, il est ouvert. Elle mène dans une autre loge mais je ne sais pas encore par qui elle est occupée.
- Il faudra penser à demander, dit Grégory.
- Ce ne sera pas la peine, dit Gabrielle, regarde ! »
Elle était accroupie et pointait son doigt vers un objet brillant.
« Une boucle d'oreille, murmura son grand-père.
- Oui, elle ressemble à celle de Marie, en plus elle n'en portait qu'une tout à l'heure.
- C'est un autre indice, s'écria le vieil homme.
- Tiens, en parlant d'indice, reprit Grégory, j'ai trouvé louche que le meurtrier n'emporte pas le poignard.
- Et le bouquet d'anémones près de la victime, coupa Gabrielle, il n'est pas encore fâné. Il n'est donc pas là depuis longtemps.
- Bien, dit l'ex-détective, vos indices sont très intéressants. Mais il faudra réfléchir à tout ça plus tard, le commissaire Bétard nous appelle. »
« Bien, dit le commissaire Bétard, Mme.Hamilton ne devrait plus tarder, nous pourrons alors commencer les
interrogatoires.
- Quel interrogatoire, s'écria Marie Gordon, c'est évident non ? C'est Rose la meurtière, vous avez retrouvé le cadavre dans sa loge . N'est-ce pas une preuve suffisante ?
-Non, répondit le grand-père des jumeaux, par contre, ce que vous venez de dire peut être une preuve contre vous !
- Comment ça contre moi ?
- Voyons ! Calmez- vous, dit le commissaire. Tiens, voilà Mme.Hamilton qui arrive. »
En effet, ils purent tous voir une vieille femme en chaise roulante.
« Mère, vous avez fait vite ! dit M.Hamilton en s'avançant vers elle.
- Il fallait bien, mon infirmière particulière se fait tuer ! Et par ta femme en plus !
- Mère !!!! s'écria M.Hamilton.
- Eh bien quoi ! Vous avez bien retrouvé le corps poignardé dans sa loge non ?
- Excusez -moi madame, dit Grégory, mais nous n'avons pas assez d'éléments pour dire que c'est elle la meurtrière. »
Elle devait se demander si elle ne rêvait pas, si c'était bel et bien cet adolescent qui venait de lui dire qu'elle avait tort
« Pour qui vous prenez -vous jeune homme pour me dire si j'ai tort ou non !
- Ne vous en prenez pas à lui, dit le commissaire Bétard, ce jeune homme a tout à fait raison. Je me présente, commissaire Bétard, c'est moi qui suis chargé de l'enquête.
- Et puis d'abord, que fais-je ici ?
- Eh bien, étant donné que vous connaissez la victime, vous faites partie des suspects. Tout comme votre fils, Mlle.Gordon et Mme.Hewitt
- Mon fils, s'écria-t-elle, qu'est ce que mon fils vient faire dans cette histoire ?!
- Il est suspect comme toutes les personnes qui se trouvaient dans les environs dit l'ex-détective. »
Gabrielle chuchota à l'oreille de son grand-père :
- « Tu as vu ? On dirait que ça la dérange qu'on accuse son fils.
- C'est normal, répondit-il, il est de bonne famille, ça doit la géner qu'on le traite de meurtrier. »
Gabrielle s'apprétait à répliquer, lorsque son grand-père reprit la parole..
« Avant toutes choses, fit leur grand-père, il faut dire tout ce que nous savons au commissaire Bétard.
- Hein, murmura Gregory, pourquoi ne garderions nous pas ça pour nous ?
- Parce que ce n'est pas nous qui sommes chargés de l'affaire mais la police. »
Ils rejoignirent donc tous les trois le commissaire. Il était occupé à parler avec un des gendarmes lorsqu'il les vit
arriver.
« Commissaire, nous avons remarqué certaines choses qui pourraient vous être utiles pour l'enquête. dit le grand-père des jumeaux.
- Des indices ?, demanda-t-il. Magnifique ! Je n'en ai pas découvert beaucoup !
- Nous avons trouvé une des boucles d'oreille de Mlle Marie Gordon et la porte de la loge d'à côté est ouverte.
- Je vous remercie, M. Martin. Votre attention s'il vous plaît, dit-il, pour le déroulement de l'enquête, je vais vous demander à tous d'aller sur le plateau. »
Tout le monde partit s'installer. Sur le plateau, ils étaient tous tendus, Il y avait un grand
silence, puis, le commissaire Bétard prit la parole :
« Très bien, nous avons plusieurs suspects pour ce meurtre. Tout d'abord, Mlle.Rose Hewitt. Le corps de la jeune femme a était retrouvé dans votre loge, et le couteau qui a servi à la tuer
est à vous. Qu'avez vous à dire ? »
Tous les regards se tournèrent vers la jeune femme brune. Elle semblait complètement déboussolée.
« Je... Je ne l'ai pas tuée, cria-t-elle, je n'étais pas dans ma loge lorsque ça s'est passé !
- Ce n'est pas suffisant, dit le commissaire, bien, suspect numéro deux, M.Luc Hamilton.
- Nous avons trouvé ceci dans la poche de la victime, et il montra un sachet contenant un portable encore allumé. Voici le portable de la jeune femme, continua-t-il, nous l'avons un peu étudié et nous avons trouvé un SMS disant que vous lui donniez rendez-vous. Pourquoi?
- Ce n'est pas ce que vous croyez ! Si je lui ai donné rendez-vous c'était pour parler de ma mère.
- Je vois, dit le commissaire, voyons... suspect numéro trois, Mlle.Marie Gordon. Nous avons trouvé une de vos boucles d'oreille et la porte intermédiaire entre votre loge et celle de madame Hewit a été retrouvée ouverte Avez-vous quelque chose à dire ? »
L'actrice semblait vraiment paniquée. Elle regarda le commissaire, puis Rose, puis les jumeaux et leur grand-père.
" D'accord, dit-elle, j'avoue tout. Si vous avez retrouvé ma boucle dans la loge de Rose, c'est parce que je l'ai fouillée. »
Maintenant, tout le monde retenait son souffle et tendait l'oreille.
« Je
cherchais son porte bohneur car je savais très bien que sans lui, Rose refuserait de tourner. J'étais en train de le chercher dans ses placards lorsque j'ai entendu venir quelqu'un, j'ai aperçu
une femme avec un bouquet alors je me suis dépéchée de partir pour qu'elle ne me voit pas et je suis retournée dans les couloirs où j'ai croisé Rose, son mari, les gamins et leur
grand-père.
- Ça se tient, dit ce dernier.
- Oui, dit le commissaire, grâce à votre témoignage mademoiselle Gordon mademoiselle Hewitt, son mari et vous même avez un alibi; vous êtes ainsi disculpés. Bien il ne reste plus que vous Mme.Hamilton. Un des agents de sécurité m'a juré avoir vu votre infirmière être accompagnée, tout à l'heure, par une vieille femme en chaise roulante. Si c'est le cas, pourquoi ne nous l'avez-vous pas dit ?
- Je l'ai effectivement accompagnée, avec mon chauffeur, mais voyant qu'elle ne revenait pas je suis repartie. J'étais encore dans la voiture lorsque mon fils m'a appellée, j'ai demandé à mon chauffeur de faire demi-tour et quand je suis arrivée, je l'ai renvoyé chez moi. »
Ces derniers mots firent tilt aux oreilles de Gabrielle. Elle regarda son frère, puis ils sortirent en courant . Gregory retira de sa poche le portable de son père qu'il avait pris en cachette. Ils téléphonèrent chez la belle-mère de Rose et demandèrent à parler au chauffeur.
Leur discussion ne dura pas longtemps. Après avoir raccroché, Gregory regarda sa soeur. Ils se sourirent.
L'interrogatoire prenait fin, tout le monde sortait, lorsque les jumeaux revinrent.
« Où étiez vous bon sang! rugit leur grand-père.
- Désolés, dit Gabrielle.
- Nous avons trouvé quelque chose, continua Gregory. »
Le vieil homme écouta ce que le chauffeur avait dit aux jumeaux et fut aussi perplexe qu'eux.
« Mais, balbutia-t-il, comment a-t-elle pu faire ça ?
- On a notre petite idée, dit Gabrielle, mais pour ça, nous avons besoin de ton aide. »
Ils discutaient encore, quand Mme.Hamilton dit :
« Puisque le meurtrier est apparemment une personne exterieure, je vais rentrer chez moi.
- Impossible Madame, dit l'ex-détective.
- Comment ça, impossible ?
- Vous avez très bien compris, le commissaire Bétard veut que nous nous retrouvions de nouveau tous ensemble sur le plateau. »
Tous soupirèrent. Ils se dirigèrent d'un pas lourd vers la scène. Après une courte discution avec ses petits enfants, M. Martin partit
rapidement vers le commissaire Bétard pour le prévenir de leur plan. Maintenant qu'ils étaient seuls, les jumeaux se regardèrent. À présent, c'était à eux de jouer. Ils partirent vers le plateau.
Arrivés dans les coulisses, ils virent les deux actrices, la vieille femme et son fils attendant sur la scène.
« Parfait, dit Gabrielle. Greg, je reste là et toi tu vas faire tu sais quoi. OK ?
- Compris, Gaby ! »
Les jumeaux se séparèrent. Gabrielle alla sur la scène faire patienter les personnes qui s'y trouvaient, pendant que son frère grimpait quatre à quatre les marches en direction de l'éclairagiste.
Gregory arriva en même temps que son grand-père et le commissaire. Ce dernier se racla la gorge et dit :
« Si je vous ai rassemblés ici, c'est parce que M.Martin pense savoir qui a tué l'infirmière de Mme.Hamilton. »
Il y avait un grand silence et tout le monde écoutait avec attention.
"Le meurtrier a accompagné la victime devant le bâtiment. Il lui a demandé d'apporter un bouquet de fleurs dans la loge de Rose. Ensuite, il a pris le même chemin que la victime et l'a poignardée . Vous avez compris que je parle de vous, Mme Hamilton.
- Vous êtes fou !, s'écria celle-ci.
- Réfléchissez, dit son fils, comment une femme en chaise roulante aurait pu rattraper une jeune femme qui marchait, vite en plus.
- Exact !, dit le commissaire Bétard.
Le silence revint, attendant la réponse de l'ex-détective, quand le cri strident de Gabrielle déchira le calme de la scène.
« ATTENTION !!!!! Le projecteur !!!!! »
Ils levèrent tous les yeux au plafond d'où un projecteur s'était détaché et tombait en direction, de Mme Hamilton.
Pour l'éviter, la vieille femme fit quelque chose d'extraordinaire. Elle se leva de sa chaise roulante et s'en éloigna le plus vite possible. Mais le projecteur ne toucha pas la chaise car une corde le retenait.
« Qu'est ce que... ,dirent le commissiare et Mme.Hamilton.
- Maman ?, dit M. Hamilton.
- Mme Hamilton, reprit le commissaire, je vous arrête pour le meurtre de votre infirmière. »
La vieille femme n'opposa aucune résistance et laissa les policiers lui mettre les menottes.
Avant qu'elle ne quitte la scène, son fils lui demanda :
« Mais maman, pourquoi l'as-tu assassinée ?
- Pour faire accuser ta femme. Elle ne te mérite pas, il fallait bien que j'intervienne. J'avais décidé de tuer une personne au hasard. Mais mon infirmière, à qui j'en avais parlé, ne voulait pas garder le silence. Alors je lui ai fait croire que je n'y pensait plus et je l'ai tuée en espérant que Rose serait accusée.
- Mais, et l'histoire de la chaise roulante, dit Rose hébétée.
- Je suis guérie depuis deux mois, mais pour que mon fils reste , je ne l'ai pas montré. Evidemment, j'avais pris la précaution de payer mon médecin pour qu'il cache la vérité. »
Ils regardèrent la vieille dame partir avec les policiers et le commissaire.
De retour chez eux, les jumeaux décidèrent de ne plus jamais céder aux caprices de leur gand-père.